Mardi 1 avril 2008
par Francis Ngoy Grevisse
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Mardi 1 avril 2008
L’Assemblée provinciale du Bandundu dénonce l’occupation unilatérale par l’Angola d’une portion de Kahemba Kinshasa, 21/03/2007 / Politique L’ouverture de la 1ère session ordinaire de l’Assemblée provinciale de Bandundu a été l’occasion pour le président de cet organe de dénoncer ce qu’il a qualifié d’occupation unilatérale par l’Angola d’une portion du territoire de Kahemba. Le président de l'Assemblée provinciale du Bandundu, Guy Musomo Wapembe, a dénoncé samedi, « l'occupation unilatérale d'une portion importante de la terre du territoire de Kahemba par les forces armées angolaises, à l’ouverture de la première session ordinaire de cet organe délibérant dans la salle de promotions du collège Kivuvu de la ville de Bandundu. « Ces forces angolaises ont expulsé des centaines de familles, les dépossédant de tous leurs biens et occupé anarchiquement à ce jour des dizaines de villages du territoire de Kahemba...", a-t-il fustigé. M. Musomo a demandé ensuite aux députés provinciaux de déposer rapidement leurs rapports des vacances parlementaires au bureau de l'Assemblée pour permettre à cet organe de s'enquérir de l'évolution de la situation économique et socio-politique du "Bandundu profond". Par sa déclaration sur la situation à Kahemba, l'Assemblée provinciale du Bandundu exige le retrait sans autre forme de procès des troupes angolaises de cette partie du territoire congolais en attendant les résultats des enquêtes de la commission paritaire République Démocratique du Congo - Angola, l'accélération par le gouvernement central congolais des recherches géodésiques en cours en vue d'établir une fois pour toutes la vérité sur cette affaire et des explications du gouvernement au public congolais endéans un mois sur cette violation par l'Angola des principes sacro-saints d'intangibilité des frontières héritées de la colonisation, de l'intégrité du territoire national et du droit international public régissant les frontières entre les Etats africains. L'Assemblée provinciale du Bandundu soutient l'action du gouvernement central qui, a spécifié M. Musomo, tente de trouver une solution pacifique et politique à cette crise. La mise sur pied des groupes parlementaires, de six commissions permanentes et du comité de sages de cette Assemblée provinciale, le vote des budgets de l'Assemblée et du gouvernement provincial pour l'exercice 2007 et l'investiture dudit gouvernement auront lieu au cours de cette session ordinaire généralement budgétaire,a-t-il indiqué. Initialement prévue le 15 mars dernier, cette session s'est ouverte 48 heures après conformément au règlement intérieur de cet organe à cause du quorum requis de 43 députés provinciaux qui n'avait pas été atteint jeudi dernier. Mettre rapidement fin à la risée et au ridicule que connaît la province du Bandundu... Le président de l'Assemblée provinciale du Bandundu a appelé les députés provinciaux à travailler d'arrache-pied pour mettre rapidement fin à la risée et au ridicule que connaît la province du Bandundu par le contrôle régulier du gouvernement et des services provinciaux de l'Etat, en se servant de l'éventail des moyens légaux à leur disposition et par leur participation active à la lutte sans merci contre les anti-valeurs héritées de la 2ème République et de la longue transition qui a suivi. Sur un budget prévisionnel des recettes de l'ordre de 2.833.707.668 FC en 2006, la province du Bandundu n'a pu réaliser que 390.113.683 FC, a-t-il révélé, à titre illustratif, qualifiant de honte pour ce " quartier latin de la République " une si maigre pitance avec laquelle l'on ne peut rien réaliser de beau et de bien pour la population provinciale. L'ouverture de cette session ordinaire inaugure, a-t-il spécifié, une nouvelle ère dans la gestion de la province du Bandundu, recommandant désormais la bonne marche des affaires de l'Etat par le moyen de la bonne gouvernance " sans laquelle le pari ne peut être gagné face aux multiples défis à relever et aux grandes attentes légitimes du peuple du Bandundu ". Le résultat le plus palpable du contrôle de la gestion de la province du Bandundu, actuellement par terre dans tous les secteurs vitaux, devra être la relance de la production et la maximisation de l'assiette fiscale de l'Etat dont les trois-quarts de recettes se vaporisent et servent, jusque là, à combler les appétits égoïstes de quelques individus en lieu et place de l’Etat, a conclu le président de l'Assemblée provinciale du Bandundu.
par Francis Ngoy Grevisse
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Mardi 1 avril 2008
LA SYMBOLIQUE DU REVE CHEZ LES YANSI ET POPULATIONS VOISINES Nous avons comparé la notion populaire des rêves avec la conception scientifique des Psychologues et nous sommes arrivé à la conclusion qu'il n'y a pas une différence fondamentale dans les conceptions des rêves chez le psychologue et chez l'homme du village, mais qu'il y a une différence de degré, car le psychologue, par son "comment?" cherche une compréhension plus approfondie du rêve, et l'homme ordinaire par son "pourquoi?", ne cher­che que les implications du rêve.[1] Chaque matin les gens du village se racontent les rêves et se les interprètent Les rêves, objet de ce travail, occupent une place de choix dans la vie des Yansi. Il suffit de faire, un matin, le tour d'un village pour s'en rendre compte: les gens se racontent les rêves et se les interprètent. Avant une démarche importante, avant d'aller a la chasse ou même avant d'aller aux champs, on se raconte les rêves pour voir si on aura quelque chance de succès. Lorsqu'un membre de la famille est malade, tous les rêves sont passés au peigne fin, qu'ils soient du malade lui-même ou d'autres membres de la famille. Tout cela montre que les perceptions du rêve sont aussi importantes, peut-être même plus, que les observations de la vie consciente. L'auteur Mubuy Mubay, sa femme et sa fille Photo: Hermann Hochegger Grand format: cliquez sur la photo. Nous avons eu recours à la méthode d'entretien avec les gens et nous avons pu prendre connaissance des symbolis­mes des rêves. Par l’interprétation à plusieurs occasions et à de diverses circonstances, à des séances d'interprétation des rêves: nous y avons participé, lors des palabres et au cours de simples conversations. Ainsi, avons-nous accumulé une expérience personnelle qui nous per­met de voir et juger le phénomène des songes. Recueil de plus de trois cent rêves et leur interprétation. Pour faire cette recherche, nous avons recueilli plus de deux cent rêves accompagnés, pour la plupart, d’une interprétation et des commentaires auprès des élèves des classes terminales des Humanités, spécialement au Lycée de Mosango et Ngi et dans les Instituts Kivuvu et Bosembo à Bandundu.[2] Une enquête sur les rêves en pays Yansi a été faite par Mundala Mpangande qui a élargit notre documentation. Beaucoup de groupes linguistiques sont représentées parmi ces élèves: Mbala, Teke, Hungana, Suku, Pelende, Yaka, Lonzo, Mbunda Tshokwe, Sakata, Buma, etc.[3] Similitude de pensée chez les jeunes au sujet des rêves Par cette comparaison, nous avons pu nous rendre compte de la similitude de pensée de ces différents peuples au sujet des rêves. Comme le montre le titre, cette étude porte principalement sur les Yansi. Ceux-ci vivent en général au Bas-Kwilu de la Rép. d. du Congo et ils sont répartis dans les zones de Bagata au Sud-Ouest où ils forment une population plus ou moins homogène, celle de Masi-Manimba au Sud où ils vivent côte à côte avec les Mbala, les Hungana et les Humbu. Enfin ceux de Bulungu au Nord-Est. Pour nous, le choix de l'ethnie Yansi se fonde sur le fait que c'est elle que nous connaissons le mieux. Voyons a présent les notions populaires du rêve, son rapport à la réalité, son importance dans la vie, puis l'interprétation et le symbolisme du rêve en milieu Yansi. 1. La conception populaire et l’importance du rêve chez les Yansi a. Le rêve Dans le langage Yansi le rêve est désigné par le terme ''ndoey'', un mot qui signifie la "barbe." Il est généralement au pluriel. On connaît un singulier (qui n'est pas très usité): "Lodoey" qui veut dire un seul poil de barbe. Ndoey n'a pas de singulier. Ainsi, pour dire deux rêves, on dit "ndoey wuel" Trois rêves, on dit "ndoey tar." Cependant, on emploie couramment le terme "mandoey" pour dire plusieurs rêves. Ce pluriel comporte parfois une connotation péjorative. Il est employé soit pour parler des rêves de certaines gens qui aiment raconter leurs rêves, soit pour parler de certains rêves mauvais et effrayants qui se répètent. b. Rêver: «Dormir un rêve» Le Yansi n'a pas de verbe équivalant au verbe français "rêver". Pour dire "rêver", deux expressions verbales sont employées: Apwo ndoey: littéralement, dormir un rêve. A lor ndoey: littéralement, deviner un rêve. L'expression "apwo ndoey" semble être plus employée par les adultes. Les jeunes préfèrent dire: "a lor ndoey". c. Raconter un rêve Les expressions employées pour cette idée française sont les suivantes: A sami ndoey: littéralement: annoncer ou dire un rêve. A swo ndoey: littéralement: montrer un rêve. A taa mandoey: littéralement: compter des rêves. Faire l'inventaire des rêves. Ainsi, lors des palabres funéraires[4], dans l'effort de connaître les causes ayant conduit à la mort, on dit a celui qui vivait sous le même toit que le défunt: ''Taa mandoey", c'est-à-dire: Compte, fais l’inventaire de tous les rêves ayant un rapport direct ou indirect avec la mort qui nous occupe ici. d. Interpréter un rêve La traduction de cette phrase se fait par les expressions suivantes: A bumi ndoey: littéralement: tourner un rêve. Le verbe "a bumi" (tourner, retourner) s'emploie pour "tourner pour présenter la face cachée de quelque chose qui était renversé. Il y aurait une action de tourner dans l'acte d'interpréter un rêve, notamment dans le déchiffrage des symbolismes du rêve, pour en dégager le sens réel. Le rêve fait part à la communication symbolique. Il faut y chercher le sens d’une chose renversée, l'interpréter, le tourner et retourner pour en voir la face réelle, c'est-à-dire le message, le contenu, le sens.A bel ndoey: littéralement, éplucher un rêve, c'est-à-dire interpréter habilement un rêve sans négliget aucun symbole. Son contenu est ainsi dégagé avec netteté. Cette expression est employée pour les spécialistes d'interprétation des rêves (comme pour les louer), car il ne s'agit pas simplement do tourner et retourner le rêve pour découvrir le sens exact, mais de l'épulcher, de l'écorcher avec habilite pour en donner le sens exact et précis. A kori ndoey: litteralement: ouvrir un rêve. Le rêve ressemble à quelque chose de fermé, qui contient un message, auquel on trouve l’accès en l’ouvrant. Cette chose, c'est le message que véhicule le rêve. Notons qua ce même verbe "a kori" est aussi employé pour les proverbes et les devinettes. Pour trouver le sens d'un proverbe ou d'une devinette, on dit: "A kori kengan" (ouvrir, découvrir un proverbe). "A kori soo" (ouvrir, découvrir une devinette). e. Rêver Juste On rêve juste lorsque ce qu'on a vu que le rêve se concrétise dans la réalité. Pour dire de quelqu'un qu'il rêvé juste, les Yansi dit: "Nze nde mutwe ndoey" "tu as une tête des rêves!" C'est par ta tête qu'on vient nous annoncer les événements à venir ou du passé. Il est clair que de telles gens sont craints comme ils sont aussi recherchés. Craints, parce qu'ils peuvent raconter des rêves qui annoncent des malheurs, des événements douloureux et angoissants. Recherches, parce qu'ils peuvent rêver de ce à quoi nous nous attendons, qu'ils peuvent rêver de la solution des problèmes qui nous tiennent à coeur et qu'ils peuvent nous apporter de la joie. L'attitude adoptée en face de tels rêveurs est fonction de l'état plus ou moins charge de la conscience de celui qui doit écouter le rêveur. f. Ndoey Ndeag: un rêve de conflit Cette expression signifie littéralement: un rêve d'affaire. Elle s'emploie pour parler d'un rêve qui apporte un message important et qui peut avoir des conséquences graves dans la vie des gens. Le "ndoey ndeag" donne une communication qui se concrétise dans la réalité. On en parle par opposition à "ndoey mutwe", littéralement «rêve de la tête». On dit: "yen ndoey mutwe", pour dire: "ça c'est un rêve comme les autres, c'est un rêve qui est passé par la tête". Son message n'est pas particulièrement important. On dit aussi "Ndoey-ndoey" un rêve qui n’est pas interprété avec minutie. g. A pwo mur ndoey “rêver de quelqu’un” Institut Kivuvu (Collège S. Paul), lieu de l'enquête Photo Hermann Hochegger Grand format: cliquez sur la photo. Cette expression signifie littéralement: rêver de quelqu'un. On peut voir quelqu'un en rêve et être informé de son état de santé, de ses problèmes, de ses intentions envers le rêveur ou envers quelqu'un des siens. Il s'agit peut-être du phénomène de télépathie. Et le Yansi en est très sensible. Certaines catégories de personnes vues en rêve causent une réelle angoisse ou bien une visible jubilation chez certains rêveurs. Rêver de quelqu'un qui est réputé sorcier cause de l'angoisse. Certains rêveurs sont allé jusqu'à battre un vieux parce qu’il l’a vu en rêve. Rêver de son oncle maternel est pour le Yansi (qui est matrilinéaire) très inquiétant. L'oncle est revêtu des fantasmes d’envoûtement et de sorcellerie. h. Sami-ndoey “conteur des rêves” Littéralement, «conteur des rêves». C'est un sobriquet que se donnent ceux qui croient faire rêver (étonner) les autres par le caractère extraordinaire de leurs réalisations, par leur audace. 2. Rêve et réalité A quelqu'un qui raconte une histoire fantastique, on pose souvent la question: "yen ndeag e ndoey?" ce qui se traduit: "Est-ce là une réalité ou un rêve?" Cette question montre la différence qui est faite entre la réalité et le rêve. La réalité: C'est ce qui existe effectivement, c'est ce qu'on peut appréhender par la sensibilité consciente, par l'intelligence, pendant la veille, Par exemple, un homme avec lequel on parle ou on peut parler, manger une orange, savoir qu'on a le pouvoir de réflexion, ... Pour parler de réalité, le Yansi parle de "ndeag". Ce dernier mot signifie, au sens premier: langue, dialecte, au sens figure : affaire, réalité, vérité. Le rêve: "Ndoey", c'est ce qu'on voit, ce qu'on fait, lorsqu'on est endormi. Par exemple: voir un homme qui vole comme un oiseau, manger une orange alors qu'on n'en a pas, conduire une voiture personnelle, alors qu'on ne possède pas de véhicule, etc. Chez les Sakata, la phrase suivante que le conteur Monshenguo Nga met a la bouche d'un des personnages: "Même si j'ai vu cela en sommeil, ce n'est pas un rêve !''[5] Cela montre une conception semblable à celle des Yansi. Conception que nous pouvons sans risque de nous tromper, généraliser à presque tous les groupes Bantous. Toutefois, quelle que soit la nuance qu'on introduit dans la définition du rêve, le fait à mettre en évidence est que l'on ne peut parler de ''rêve'' qu'à la suite du sommeil. Un proverbe Yansi traduit notre idée: "A sami ndoey pwo tol !" "On peut raconter un rêve que si l'on s'était endormi". Le rêve est donc à distinguer de la réalité. Celle-ci présente des phénomènes rationnels, sensibles, le rêve, lui, sort souvent du rationnel et présente des phénomènes qui relèvent de l'imaginaire, irrationnels, fantastiques. Les Yansi adoptent devant le rêve des attitudes diverses: Le phénomène de rêve est extraordinaire. Les Yansi adoptent devant lui des attitudes même contradictoires. Les principales sont les suivantes: Attitude d'admiration et de crainte, attitude d'attraction ou d’indifférence. 1°. Attitude d'admiration Les Yansi admirent le rêve et son contenu parfois merveilleux. Cette attitude est remarquable lors des conservations au cours desquelles des vieux, groupés sous l'ombre d'un arbre à palabre ou d'une maison et fabriquant des paniers ou préparant des lianes pour la construction, se racontent les rêves. Conversations pendant lesquelles on peut entendre l'un d'eux s'exclamer : "A Nziam se beker-ker hein ! A maker nde kena a ndoey". Ce qui peut se traduire: «Dieu est quand même amusant! Il a même créé quelque chose qu'on appelle rêve!» Le rêve, difficile définir, est en effet objet d'admiration il donne des ailes un homme et en prive à un oiseau; il paralyse les jambes d'un homme qui, devant un camion qui fonce sur lui en toute vitesse est incapable de fuir; il donne de la barbe à un petit enfant, il met en relation de face à face vivants et morts. La vie en rêve est merveilleuse: le rêveur est transporté dans un monde inaccessible pendant la veille. Et tout cela est admirable, car tout se passe comme si, pendant le rêve, les lois naturelles n'existent plus. L'homme serait doté d'une "supra-nature". 2° Attitude de crainte Le Yansi croit au message du rêve; c'est pourquoi, pendant la veille, il a peur de ce qui lui a fait peur pendant le rêve. Il se hâte de connaître la signification d'un cauchemar (rêve violent), pour fixer l'objet de sa crainte. 3° Attitude d’attraction Dans certaines circonstances les rêves sont recherchés, souhaités parce qu’ils se rapportent à une certaine circonstance, à des attentes. - Avant d’aller à la chasse, à la pêche ou à une visite importante. - A l’occasion d’un culte important à rendre: Intégration des jumeaux dans un lignage, installation d’une idole importante. Les rêves seront importants pour la réussite ou l’échec du rituel. - Avant une palabre importante. - Pour une réussite importante d’une entreprise- Pour connaître la bienveillance des forces favorables ou se protéger des influences néfastes. 4° Attitude d’indifférence Certains rêves, surtout ceux des enfants, laissent les gens indifférents. De même, en situation normale, les rêves sont souvent considérés comme insignifiants. L’interprétation des rêves chez les Yansi Pour l’interprétation d’un rêve, il faut une personne âgée et intelligente, patiente, mûre, connaisseur de traditions et de l’histoire de la tribu, du lignage et de la famille. Il y a des spécialistes qui sont célèbres et qui se trompent rarement. Bien que chaque rêve peut avoir une importance, il y a certains personnages, dont les rêves sont plus considérables que les songes d’autres gens. Sont importants: - Les rêves d’un chef de lignage. Comme il veille sur le bien-être du lignage, sur la santé et la prospérité de ses gens, sur les bonnes relations avec les voisins et sur les relations entre vivants et morts, aucun de ses rêves est sans importance. Ils doivent être interpréter avec soin et attention. - Les rêves des devins et des chargés de rites. Ils sont consultés au moment d’une crise et doivent donner des orientations valables. On pense que ces spécialistes sont en relation avec le monde invisible. Ainsi leurs rêves sont importants. - Les rêves des gardiens des idoles et des objets rituels du lignage. D’après la croyance ancestrale, ils assurent la santé des femmes, des hommes et des enfants, de même la fécondité des femmes, des champs et du monde animal (gibiers, poissons, insectes). Dans leurs rêves les être invisibles peuvent manifester leur mécontentement. - Les rêves des jumeaux: à cause de leurs statut rituel spécial, les rêves des jumeaux sont interprétés avec soins. - Les rêves des femmes enceintes : par les grand nombre d’interdits à observer, les femmes enceintes. L’attente d’un enfant préoccupent les adultes. Les rêves de la mère peuvent indiquer certains traits du bébé et les circonstances de sa naissance. - Les rêves des malades: nos gens pensent que par l’interprétation des rêves d’une personne malade, ils peuvent découvrir les causes de sa maladie et aider à la guérison. Si le malade meurt, ses rêves seront importants pour la découverte de celui qui a fait mourir la victime. Les bons et les mauvais rêves Lorsqu’on raconte un rêve, on cherche a déterminer s’il est bon ou mauvais. Et un rêve est toujours bon ou mauvais.Rêver qu'on est on train de pleurer un mort, signifie qu'on tuera du gibier. Donc un bon rêve. Rêver qu'un ancêtre vient offrir un bouc ou une chèvre, c'est un bon rêve, car il signifie que l'ancêtre vient offrir un cadeau, du gibier. Certains rêves sont d'office mauvais, notamment lorsque leur message annonce un malheur. Rêver qu'on est arrêté par des soldats. Un tel rêve est interprété comme signifiant que l’on est tombé dans le piège des sorciers. C’est un mauvais rêve!Rêver qu'on est mouillé par une forte pluie au cours d'un voyage. Le rêve veut dire qu'on sera frappe d'une forte maladie et que celle-ci pourra conduire à la mort. Ce rêve est d'office mauvais. Rêver qu'on est blessé par un buffle, veut dire qu'on est attaqué par un sorcier. Ce rêve annonce un malheur, c'est donc un mauvais rêve. Un rêve peut changer de qualité Une autre catégorie de rêves groupe des rêves qui commencent par être bons et finissent par un mauvais message, ou vice-versa. Les Yansi disent : "ndoey yen yebee", ... (ce rêve est devenu mauvais) ou "ndoey yen yebwe" (ce rêve est devenu bon). La qualité d'un rêve peut donc changer, comme nous le montrent les exemples suivants : a. Rêver qu'on est arrêté par des soldats mais qu'on finit par leur échapper. Ce rêve signifie qu'on était pris dans le piège des sorciers, mais qu'on en était sorti. C'est un mauvais rêve qui s'est tourne en bon rêve. b. La citoyenne Mbuya Mungono, de Fatundu, fait le rêve suivant: "J'entre dans un "muleog" (l'eau dans lequelle les poissons se réfugient pendant la saison sèche. Un crocodile m’a attrapée par la tête. J’ai demandé à mon fils qui m'attendait dehors, de me tirer par les jambes. Mon fils finit par me tirer de la gueule du crocodile, mais j’étais grièvement blessée. Ne pouvant plus continuer la pêche, nous sommes revenus au village". Le citoyen Késuél a interprété ce rêve de la façon suivante: Ce rêve était mauvais, parce que tu étais attrapée par un croco­dile, c'est-à-dire par un sorcier. Puis il est devenu bon, parce que tu as été tirée de sa gueule. Le sorcier t'a quand même un peu nui, car tu es rentrée au village avec une blessure. Mais ce n'est pas grave; l'essentiel est d'avoir été débarrassée de l'emprise du sorcier. Mubuy Mubay présent par la suite en résumés 307 rêves, indiquant la personne qui a eu le rêve, son âge, la date du rêve et son interprétation. ____________________________ [1] Conceptions culturelles et scientifiques des rêves. UNAZA Campus de Kisangani, 1974 [2] Cf. Kabengele Zaa Mpan, Rêves rapportés les élèves de sixième des Instituts Kivuvu et Bosembo. Archives ceeba, vol. 086, 42 pp. [3] Mundala Mpangande, Rêves Yansi. Archives ceeba, vol. 084, 1980, 64 pp. Id. Songes et présages. Archives ceeba, vol. 087, 1981, 58 pp. [4] Cf. Symbolisme et Fantasmes de la palabre chez les Yansi. Mémoire de licence. UNAZA Campus de Kisangani, 1976 [5] Cf. H. Hochegger, La polygamie dans les mythes Sakata. Ceeba II, 37, 1977, 129 Cf. Mubuy Mubay, LA SYMBOLIQUE DU REVE CHEZ LES YANSI ET POPULATIONS VOISINES. ceeba II, vol. 79, 194 pp. Diffusion: Hochegger@steyler.at
par Francis Ngoy Grevisse
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Mardi 1 avril 2008

Vital Kamerhe est un homme politique de la république démocratique du Congo. Il a été élu député national pour la circonscription de Bukavu. Il est aussi le secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) depuis juin 2004. Alors ministre de l’Information, Kamerhe a remplacé, au sein du parti, Chikez Diemu qui est devenu vice-gouverneur de la province du Katanga. [1]

En décembre 2006, Kamerhe est élu président de l’Assemblée nationale du Congo-Kinshasa.[2]

Vital Kamerhe fut l’une des personnalités marquantes du processus de paix en république démocratique du Congo, il fut même surnommé « le Pacificateur ». Après avoir été dans plusieurs cabinets ministériels, dont ceux de Mushobekwa Kalimba wa Katana et du général Denis Kalume Numbi, il fut nommé commissaire général adjoint du Gouvernement chargé des relations avec la MONUC pour devenir enfin titulaire en tant que commissaire général du Gouvernement chargé du suivi du processus de paix dans la région des Grands Lacs, poste qu’il a occupé jusqu’à sa nomination comme ministre de la Presse et de l’Information dans le gouvernement de transition en 2003.

Avant de devenir politicien, il a mené une carrière scientifique dans l'Université de Kinshasa comme économiste.

Vital Kamerhe

Vital Kamerhe
par Francis Ngoy Grevisse
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Mardi 1 avril 2008
Joseph Kabila Kabange, né le 4 juin 1971 à Hewa Bora, est le président de la République démocratique du Congo depuis l'assassinat de l'ancien président, son père Laurent-Désiré Kabila, le 16 janvier 2001, au cours de la Deuxième guerre du Congo. Il est également à la tête de l'Alliance pour la majorité présidentielle (AMP).
Le 27 novembre 2006, il est déclaré par la Cour suprême de Justice gagnant du deuxième tour de l'élection présidentielle, organisé le 29 octobre 2006, devenant ainsi le premier Président de la République à être élu au suffrage universel direct.

Joseph Kabila Kabange est né le 4 juin 1971 à Hewa Bora dans la région du Fizi (Sud-Kivu), Sa mère, Sifa Mahanya, est la première épouse de son père, Laurent Désiré Kabila. Il a une sœur jumelle, Jaynet.

Sous le régime de Mobutu, il est en exil en Tanzanie. Il est inscrit à l’école française de Dar es Salaam, où il se fait appeler pour des raisons de sécurité Hippolyte Kabange Mtwale. Il s’occupe également des pêcheries que son père possédait alors sur le lac Tanganyika. En octobre 1996, il rejoint ce dernier, lors de la première guerre du Congo et est formé au métier des armes par le chef d’état-major de l’armée rwandaise, James Kabarebe.

En 1998, alors que son père est président, il a tenté de stopper la guerre civile et fait retirer, avec succès, les troupes étrangères stationnées dans le pays. Il participe cependant à la bataille de Pweto en novembre 2000.

Puis en 2001, à la suite de l'assassinat de son père, il est désigné par l'entourage de ce dernier pour tenir la présidence de la République démocratique du Congo.

Il y avait précédemment une polémique populaire sur la naissance de Joseph Kabila, certains affirmant qu'il était le fils de Laurent-Désiré Kabila et d'une femme tutsi (ce qui était mal vu durant le conflit). Quelques jours avant qu'il ne devienne président, le gouvernement avait révélé que sa mère était une Congolaise du Maniema. Par la suite, Étienne Kabila, un prétendu fils de Laurent-Désiré Kabila, mis en avant par l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) durant le dialogue inter-congolais, a déclaré que Joseph serait le fils d'un ancien opposant rwandais Christophe Kanambe et de Marcelline Mukambukuje résidant en Ouganda. Selon lui, il aurait été adopté par Laurent-Désiré Kabila après la mort de son père, déclaration non prouvée jusqu'à ce jour. Le gouvernement publiera plus tard des photos de familles ainsi que le témoignage de sa mère Sifa Mahanya affirmant son identité officielle.

Suite à un accord de paix, le dialogue inter-congolais, qui met fin à la deuxième guerre du Congo, un gouvernement de transition a été mis en place en 2003 et comporte les chefs des deux principaux groupes rebelles qui deviennent ainsi « vice-présidents ». Cette transition prévue pour durer 2 ans devait déboucher sur des élections avant la fin de l'année 2005. En fait, les retards dans l'exécution la repoussent jusqu'à fin 2006.

Le 28 mars 2004, des supporters de l'ancien président Mobutu Sese Seko tentent en vain de renverser Kabila fils par un coup d'État.

Depuis son arrivée au pouvoir, Joseph Kabila doit faire face à des guerres répétées dans l'Est du Congo où des forces rebelles internes ou appuyées par des gouvernements voisins (Ouganda, Rwanda) tentent de déstabiliser le pays par la violence, le crime, le pillage des ressources. Néanmoins ces rebelles sont aussi motivés par autre chose que l'appât du gain et le contrôle des mines d'or et de diamant : les anciens génocidaires hutu se réarment au Congo et mènent des raids militaires au Burundi. Le Rwanda comme le Burundi qui souhaitent entrer dans une période de calme dans la région des Grands Lacs, pourchassent les miliciens interahamwe dans l'Est de la RDC.

Joseph Kabila s'est présenté à la première élection présidentielle libre du Congo en 2006. Il a été accusé par ses opposants de ne pas être congolais mais tanzanien (ou rwandais). Ces arguments n'ont pas été considérés comme recevables par la Cour suprême congolaise. Des combats à l'arme lourde ont aussi eu lieu dans Kinshasa contre son rival du second tour, Jean-Pierre Bemba.

Kabila est à la fois le plus jeune président du pays, ainsi que le premier président légitimement élu au suffrage universel.

Cérémonie du mariage avec Olive Lembe di Sita le 1er juin 2006

Cérémonie du mariage avec Olive Lembe di Sita le 1er juin 2006

Joseph Kabila Kabange
par Francis Ngoy Grevisse
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Mardi 1 avril 2008
Francis Ngoy est né Bandundu - ville, le 12 mai 1989, dans une famille de 6 enfant dont il est troisième de la famille. Il est le fils unique de la famille, son père s'appelle Leonard Ngoy Endy Rex et sa mère s'appelle Anna - Marie Matungulu. voici les noms des ses soeurs et ses petites soeurs: 1. CARINE NGOY 2. NICLETTE NGOY les petites soeurs 4. RACHEL NGOY 5. BENEDICTE NGOY 6. MIRIAM NGOY Il a fait ses études primaire dans une école de la ville dénommée Ecole primaire KIMPANGI, dont il a eu sont diplôme primaire appellé CERTIFICAT avec un pourcentage de 70%. Ses études secondaire au COLLEGE KIVUVU St PAUL toujours dans la ville de Bandundu. Autres formations: Francis Ngoy Grevisse est formé: - Informatique au centre Informatique et Internet Josef Freinademetz (BDD/Malebo). - Internet toujours au centre Josef Freinademetz.
par Francis Ngoy Grevisse
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Mardi 1 avril 2008

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